La formation des départements. La représentation du territoire français à la fin du 18e siècle

La formation des départements. La représentation du territoire français à la fin du 18e siècle

Le département a deux cents ans. Il est né d’une immense ambition, réalisée en quelques mois : aménager l’espace français selon les exigences de la raison. Peu de projets témoignent davantage de la volonté qui anime les hommes de 1789, d’une rupture radicale avec l’ancien ordre politique et social. Entreprise de la première heure révolutionnaire, la formation des départements est fondée sur un postulat simple : de la division adéquate du territoire dépendent le bonheur des hommes et l’avènement de la société idéale. Reste à traduire cette conviction en principes et à confronter les principes à la réalité. Sur les modalités concrètes du découpage, le débat s’enflamme aussitôt. En proposant une révolution territoriale, le projet rend soudain sensible la force de l’ancienne organisation de l’espace. Les habitudes, mais aussi les intérêts entrent en scène. La discussion s’en trouve compliquée, mais aussi enrichie. Car aux auteurs d’innombrables pétitions, aux membres des délégations qui harcèlent l’Assemblée, il faut trouver des arguments pour convaincre. Le livre de Marie-Vic Ozouf-Marignier analyse les logiques multiples, souvent rivales, qui sont au fondement d’une intervention majeure sur le territoire. Il reconstruit le jeu des représentations sur lequel s’appuie, à un moment-clé de l’histoire de la France, la pensée des rapports entre espace et pouvoir.

Maire-Vic Ozouf-Marignier, La formation des départements. La représentation du territoire français à la fin du 18e siècle, Editions de l’EHESS, Collection : Recherches d’histoire sociale/Studies in History and the Social Sciences, 1992, 365 pages, ISBN: 978-2713209857

 

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